vendredi 6 mars 2009

Sexisme partout, Féministes partout !








Fête : samedi 7 mars de 20h à 2h, à la CIP-IDF, 14 quai de Charente,

75019, Métro Corentin Cariou.



Si vous aussi vous êtes fatiguéEs par le paternalisme qui parle à notre place, ou par la violence qui cherche à nous faire taire, rejoignez-nous à la manifestation féministe du 7 mars 2009 !



Parce qu’il existe pour la majorité des gens toujours deux classes

distinctes, les femmes et les hommes, et qu’il vaut mieux appartenir à la

seconde qu’à la première. Parce que nous revendiquons d’avoir le choix :

de notre sexe, de notre genre, de notre sexualité. Parce que nous désirons

que les femmes, et touTEs leurs alliéEs, puissent s’approprier leur corps

et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes

oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les

domaines.



Parce qu’il existe mille façons de faire rentrer dans le « droit

chemin » les insurgéEs contre leur sexe, leur genre, leur destin

obligatoire : de l’assignation forcée des intersexes par mutilations

génitales, au viol de représailles contre les lesbiennes ; de la

psychiatrisation des trans’, aux violences masculines les plus régulières

– en France, tous les trois jours, une femme est assassinée par l’homme

avec qui elle vit.



Parce que notre santé passe en dernier, parce que le droit des

femmes à disposer de leur corps est sans cesse remis en question, comme le

montre la récente remise en cause du financement public du Planning

familial et de nombreuses autres associations d’éducation populaire, parce

que le savoir gynécologique est accaparé par les médecins, la

contraception pas toujours remboursée, le droit à l’IVG menacé sous

l’influence de l’Église catholique. Parce que, partout, les institutions

qui exercent un pouvoir au nom de la religion ou d’une autorité morale ou

politique prétendent toujours contrôler nos corps.



Parce que nous sommes largement touchées par le VIH, discriminées

dans les essais par les labos qui ne prennent pas en compte notre

métabolisme spécifique, parce que nous n’avons pas le même accès à des

traitements de qualité, parce que nous sommes négligées dans les campagnes

de prévention publiques, parce que, précarisées, nous sommes

particulièrement touchées par les attaques contre la Sécurité Sociale, et

notamment par l’instauration des franchises, ou par la remise en cause de

l’hôpital public.



Parce que nous sommes précaires et trop souvent à temps partiel

sans l’avoir choisi, que nous sommes toujours moins payées que les hommes

à travail égal et à qualifications égales, et que nous effectuons

l’immense majorité du travail gratuit appelé « travail domestique ». Parce

que nous sommes les premières à payer la crise et le démantèlement des

services publics. Parce que, malgré les lois et les effets d’annonce, le

domaine public et politique nous reste toujours largement fermé.



Parce qu’en tant que femmes racialisées, nous luttons dans tous les

domaines contre cette double oppression raciste et sexiste. Parce que la

logique du racisme s’attaque directement à notre droit à disposer

librement de notre corps. Parce qu’elle opère par exclusion, comme la loi

sur le port de signes religieux à l’école qui prétend nous « protéger » –

en particulier les filles musulmanes – et en fait contribue à nous

stigmatiser, à nous enfermer dans le statut de « victimes » et à nous

marginaliser.



Parce que, sans papiers, nous souffrons tout à la fois de la

précarité, de la politique raciste du gouvernement français, des remises

en cause du droit au regroupement familial, de l’intensification des

interpellations policières. Parce que ce climat répressif nous éloigne

encore davantage de l’accès aux soins.



Parce qu’en tant que prostituéEs, nous sommes mépriséEs, harceléEs

et criminaliséEs par la loi sur la sécurité intérieure (LSI) de 2003.

Parce que le délit de racolage passif accroît notre précarité et notre

clandestinité et que nous ne pouvons pas exercer notre activité dans des

conditions décentes et qui nous protègent.



Pour un féminisme qui refuse de voir son discours récupéré à des

fins racistes, qui sache se démultiplier, concevoir l’émancipation sous

toutes ses formes, un féminisme offensif qui lutte pleinement contre le

système patriarcal et toutes les oppressions, qu’elles soient de classe,

sexiste, raciste ou liées à la sexualité, un féminisme qui se revendique

aussi des féminismes non-blancs, trans’ et lesbiens.



À l’appel de :



Alternative Libertaire, Atelier de lectures féministes (cip-idf), CFPE (Collectif des Féministes Pour l’Égalité), Droits et prostitution, Étudions Gayment, collectif Langues de putes, collectif Les mots sont importants, Mix-Cité Paris, Les Panthères roses, Pari-T, les Putes, le Torchon brûle toujours, les TumulTueuses



Plus d’infos sur http://www.feministespartout.blogspot.com/







lundi 16 février 2009

Don du sang : Nous ne sommes pas une "population à risques"

Cela fait un certain temps qu'on sait que le SIDA n'est pas "le cancer gay" ; pourtant, l'EFS (Établissement Français du Sang), soutenu par le ministère de la santé, refuse toujours le don du sang aux pédés, prétextant qu'ils seraient une "population à risques". Cette politique est homophobe et basée sur des affirmations scientifiquement erronées.



En persistant à interdire le don du sang aux pédés, Roselyne Bachelot entretient la fiction discriminatoire selon laquelle il y aurait des "groupes à risques" alors qu'il n'y a que des pratiques à risques. Comme le soulignait la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) dans un avis rendu le 6 février 2006, "la décision d'exclusion définitive du don du sang d'une personne devrait être prise sur la base des risques liés à son comportement".



Parler de "populations à risques" comme le fait la ministre, c'est d'abord méconnaître la dynamique actuelle de l'épidémie. Selon l'InVS (Institut National de Veille Sanitaire), en 2007, 6 découvertes de séropositivité déclarées sur 10 étaient liées à des rapports hétérosexuels.



C'est donc du taux de nouvelles contaminations dont il faut tenir compte, et celui-ci montre clairement que le rapport des hétéroTEs à la prévention n'est pas plus exemplaire que celui des pédés : faut-il donc interdire le don du sang aux hétéroTEs, au nom d'un principe de précaution identique ?



Parler de "populations à risques" c'est aussi conforter le déni de l'épidémie chez les hétéroTEs : cette politique a pour conséquence de déresponsabiliser les personnes, en renforçant le sentiment que le sida ne concerne pas les hétérosexuelLEs puisqu'ils/elles ne font pas partie d'un "groupe à risques". En outre, ces statistiques sont biaisées puisqu'elles ne peuvent pas prendre en compte les cas d'ignorance du statut sérologique. Enfin, aucune politique de prévention efficace n'est mise en place pour enrayer ces nouvelles contaminations. Interdire le don du sang aux pédés comme le fait l'EFS est une pratique homophobe.

En effet, le don du sang est basé sur du déclaratif : si un pédé dit avoir des pratiques safe, pourquoi le refuser par principe, mettre sa parole en doute et pas celle d'unE hétéroTE ?



Le don du sang est un geste qui engage la responsabilité individuelle, et celle-ci n'est pas déterminée par l'appartenance d'une personne à un "groupe". Chaque échantillon de sang est de toute façon systématiquement testé. N'oublions pas non plus que les grandes atteintes à la sécurité transfusionnelle ont été le fruit de décisions politiques et administratives qui privilégiaient des objectifs de rentabilité et d'économie aux dépens de la fiabilité. De plus, les pédés qui souhaitent donner leur sang sont fichés à vie comme homosexuels. Tout ça sent bon EDVIGE…



Au moment même où le don du sang est déclaré grande cause nationale 2009, cette politique irresponsable et mensongère ne fait que renforcer notre colère : comment croire que le don de sang soit à ce point indispensable, quand on le refuse à toute une catégorie de la population ? Doit-on dire à la famille d'une personne morte par manque de sang qu'elle aurait pu être sauvée si on avait accepté que les homos puisse accomplir ce geste citoyen ?



Etudions Gayment exige :





1. l'application immédiate du critère des « pratiques à risques » en lieu et place du critère des « populations à risques »



2. la mise en œuvre d'une discussion publique entre les professionnels de la Santé pour élaborer des critères légitimes de pratiques sexuelles safe



3. l'arrêt du fichage des gays comme donneurs inaptes



4. la mise en place de politiques de prévention globale et ciblées (migrantEs, jeunes, pédés...)

__________________________________________________________________

Signataires : Act Up-Paris ( association de lutte contre le sida), Culture PX, UNEF Nanterre, CNT-UPX, Les Panthères Roses et SUD Etudiant Nanterre.



UNE PETITION EST MAINTENANT EN LIGNE :



http://dondusang.tout-e-s.org/?petition=1

jeudi 22 janvier 2009

BLING BLING DANS TA BALLE

Wesh wesh, que se passe-t-il??

Si, si t'as bien entendu, c'est le retour du futsal à Nanterre à base de shake ton poum poum sur les rythmes endiablés de notre dj préféré, sur les phases de ouf de nos dribbleuses déchaînées...

Si t'es sage t'auras ptet un massage, si t'es kinky (ou juste que tu pues le chacal), un ptit tour dans les douches te fera pas de mal...

Rendez-vous en mode chaudes comme des baraques à frites le dimanche 25 janvier à partir de 14h30 au gymnase de la fac de Nanterre (rer A Nanterre université): ce sera fléchée et vous serez guidéEs.

Oublie pas la bouffe pour les affaméEs, la ptite mousse pour les assoiféEs et ton maillot rouge pour nous exciter...

See you there...

Et notez d'ores et déjà sur vos ptits calepins la queerfood du 1er février pour ramasser de la maille pour louer le gymnase.

mercredi 31 décembre 2008

Queer Foot à Nanterre dimanche 4 janvier !!!

OD du chocolat ou de la mifa, c'est pour toi!!!

Si t'en as marre des guirlandes, du pull jacquard de ton oncle, que t'es musulmo-bouddhiste et dans une secte anti-sapin, ou tout simplement que tu détestes Jésus et ses anniversaires à n'en plus finir, viens fêter le non-anniversaire de Gouineland-sous-Bois lors d'une parodie de la nativité où Jésus est un ballon, les gouines des apôtres et toute la monde shoote dans le bébé!!! Mais au fait qui fait l'âne?!

RDV dimanche 4 janvier à partir de 14h30 à l'entrée de la fac de Nanterre
(RER A Nanterre université) où de sémillantes hôtesses t'indiqueront le chemin sinueux qui mène au bâtiment H (attention exceptionnellement nous ne jouerons pas au gymnase),
on jouera de 15h à 17h et y aura moyen de prendre des sexy douches...

Alors ramène ton gel (douche et/ou lubrifiant), de la bouffe et de la bibine, il s'agirait pas qu'on meure de faim et viens te décrasser ton body, on va te faire suer la truffe au chocolat!! Et ramène tes copines nom d'une pipe!!

Bisous frétillants et impatients...

Johnny Dèpe

Marche du 1er Décembre 2008 : Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA


AG : Casse du système de santé, qui va casquer ?

dimanche 16 novembre 2008

Trans et FièrEs : On lâche pas l'affaire !

Etudions Gayment organise jeudi 20 novembre et pour la première fois, le TDOR sur la fac de Nanterre. Le Transgender Day Of Remembrance sera l'occasion de toucher un public peu familier avec ces questions. Venez nous aider à être visibles en portant du violet. Rdv à 10h au local d'Etudions Gayment et toute la journée sur la fac pour des actions de visibilité et des diffusions de tracts.

Etudions Gayment local G208, université Nanterre (RER A Nanterre Université)

plus d'infos : etudionsgayment@gmail.com VIENDEZ !

TRANSGENDER DAY OF REMEMBRANCE

Trans et fièrEs : on lâche pas l’affaire…


Chaque jour des trans sont invisibiliséEs, insultéEs, agresséEs, assassinéEs, mais chaque jour nous luttons contre les discriminations dont nous sommes l’objet et nous nous battons pour exister. Le Transgender Day Of Remembrance (TDOR) est l’occasion de montrer que nous sommes là et que nous continuerons à lutter pour nos droits.

Être trans (transsexuel LE, transgenre…) c’est ne pas se reconnaître dans les catégories d’ « homme » et de « femme » qu’on nous colle sur le dos à la naissance. C’est refuser de se définir par rapport à un système normatif qui rabat le genre (identité sociale, culturelle) sur le sexe (biologique, génital) : la sacro-sainte « Différence des sexes ». Nous refusons de nous laisser enfermer dans ce système binaire (H ou F, bleu ou rose, bite ou chatte, 1 ou 2 pour la sécu …) et préférons explorer nos corps et nos identités de genre comme de multiples possibilités encore à découvrir. Cela peut aller du simple jeu sur les représentations (notamment à travers les vêtements) à une transition physique (hormones, opérations), voire à un changement d’état civil.

La transphobie est un ensemble de pratiques (gestes, regards, paroles) qui nous refuse ce droit à nous auto-déterminer, c’est-à-dire à être qui nous sommes. Cela passe par des assignations de genre constantes et souvent inconscientes (pourquoi dis-tu « bonjour madame/monsieur » quand tu pourrais simplement dire « bonjour » ?), ou par des difficultés à voyager ou à retirer un paquet à la Poste parce qu’on n’a pas la tête de ses papiers. La transphobie au quotidien, c’est le fait de désigner une personne par un genre dans lequel elle ne se reconnaît pas ou plus. Mais il existe des formes et des degrés de transphobie encore plus graves et malheureusement très fréquents : insultes, coups et violences qui peuvent aller jusqu’au meurtre.

En outre, ces actes sont légitimés par une transphobie institutionnelle (médicale, judiciaire, étatique…). En France, entamer un parcours trans officiel suppose d’entrer dans un protocole médico-judiciaire lourd qui donne un pouvoir démesuré aux psychiatres, autoproclamés « experts » en transsexualité. Cette expertise, qui n’est en fait qu’une idéologie du genre déguisée, s’appuie sur des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé pour qui les trans sont des « malades mentaux » qu’il faudrait par conséquent soigner. Le peu de cas qui est fait des questions trans à la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité est enfin symptomatique de la surdité de l’Etat concernant ces discriminations : la HALDE ne prend en compte, de façon parcellaire, les questions de transphobie que depuis un an.

Face à ce constat de désengagement des pouvoirs publics contre les violences auxquelles nous nous heurtons quotidiennement, nous avons choisi de nous visibiliser en investissant l’espace de la fac : pour que l’université ne soit pas un lieu par lequel passe la transphobie, fais gaffe à ce que tu fais, fais gaffe à ce que tu dis…

Exigeons ensemble :
- la dépsychiatrisation des trans (retrait de la liste des maladies mentales et l’instauration d’un réel dialogue entre psys et trans)
- Une vraie politique de lutte contre les discriminations liées au genre
- Un accès plus facile au changement d’état civil
-
Le remboursement des frais médicaux et chirurgicaux liés au processus de transition

Etudions Gayment, association féministe et respectueuse de tous les genres et de toutes les sexualités.