mardi 6 juin 2006

Marche des fiertés 2006

Cette année, la Marche des fiertés aura lieu le samedi 24 juin.
Etudions Gayment aura un char en partenariat avec ARCAT, DEGEL et HBO

mercredi 17 mai 2006

EG signataire d'un CP sur l'affaire Martin

« Sale pédé va crever du sida ! »

Ce sont les derniers propos insultants qu'a dû subir Martin 16 ans, en pleine classe au lycée privé cours LaFayette, 16 rue du Mail, 75002 Paris.

Insulté depuis des mois parce qu'il ne cache pas son homosexualité, Martin a été davantage encore la cible d'injures depuis la semaine dernière lorsqu'il s'est fait teindre les cheveux en rose. Aucun professeur n'a réagi devant ces insultes.

Martin s'est alors plaint à son directeur adjoint Philippe Beauchamp qui lui a répondu : « C'est de ta faute, tu n'as que ce que tu mérites. Tu n'as pas à afficher ta sexualité. ». Des consignes ont ensuite étaient données afin que Martin ne soit plus accepté en cours.

Aujourd'hui, vendredi 5 mai 2006, une vingtaine de militants d'associations de lutte contre les discriminations LGBTP, sont intervenus dans cet établissement pour dénoncer l'homophobie honteuse qu'a du subir Martin.

Martin n'a en aucun cas à cacher son homosexualité. Un hétéro ne se prive jamais d'embrasser sa copine en public, en plein cours ou pendant la récré, alors pourquoi unE homo devrait se taire sur son identité ? Rappelons que l'homophobie, c'est aussi enfermer l'homosexualité dans la sphère privée et maintenir l'hétérosexualité comme unique norme admissible dans l'espace public.

L'homophobie chez les jeunes LGBT peut engendrer une baisse de l'estime de soi et entraîner des conduites à risques telles que le suicide (4 à 13 fois plus important que pour des hétéros au même âge), ou des rapports sexuels non protégés.

Le silence complice des enseignants et de l'équipe pédagogique sur les comportements homophobes des élèves et de la direction de l'établissement est donc criminel.

Il est hors de question que ce renvoi scandaleux reste sous silence.

C'est pourquoi Martin va porter plainte rapidement.



Nous exigeons :

-que des sanctions soient prises contre le lycée Cours La Fayette

-que des excuses publiques soient faites à Martin

-que l'Education Nationale intègre dans les programmes la lutte contre l'homophobie et la transphobie



associations signataires :

Le GAT (Groupe Activiste Trans'), Les Putes, Etudions Gayment, DEGEL (Debout Etudiants Gays et Lesbiennes)

mardi 2 mai 2006

Journée mondiale contre l'homophobie 2006


Le 17 mai 2006, c'est la journée mondiale contre l'homophobie, aussi nommée IDAHO.
Etudions gayment a prévu de sortir une affiche sur cette thématique, un tract et d'organiser un happening sur le campus afin de sensibiliser le public étudiant aux violences explicites et implicites.


Des messages militants, informatifs et souvent provocateurs ont été criés tout au long de notre déambulation.
Ci-dessus vous pouvez voir un ping-pong homophie : cela consiste à crier, chacun son tour, une insulte homophobe. Puis de finir en choeur sur un "y'en a marre!"



Voici l'affiche placardée sur tout le campus. Cette campagne a sans doute été très efficace vu la durée de vie de nos affiches ! il y a également eu de nombreuses réactions positives.



Voici le corps du tract diffusé durant le happening :

Le 17 mai c’est l’IDAHO, l’International Day Against HOmophobia. Cette date marque le retrait de l’homosexualité de la liste des maladies mentales de l’Organisation Mondiale de la Santé le 17 mai 1990, tu parles d’une fête !
En effet, tous les jours dans le monde des LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans) sont discriminéEs, persécutéEs : peine de mort, de prison, lynchages, etc, sont monnaie courante dans de nombreux pays.
Si la situation n’est pas aussi grave en France, elle n’en est pas moins préoccupante : très récemment de nombreuses agressions ont eu lieu (7 médiatisées en moins de 15 jours pour combien passées sous silence)…

Et ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg, l’homophobie, ce n’est pas que «casser du PD » : sur le campus même, nos affiches sont régulièrement l’objet d’insultes (quand elles ne sont pas arrachées) : morceaux choisis, depuis le début de l’année : « vous êtes malades les « mecs » » (sur une affiche pour la journée des femmes, montrant certaines d’entre nous avec le slogan « pas hétéro et bien dans ma peau »), « pédés = sida », « les pédés au bûcher, burn them all », des allusions à la zoophilie et la pédophilie, des passages de la bible évoquant le jugement dernier… Sans parler de ce qui nous agresse tous les jours les oreilles : enculé, gouinasse, tapette, pédé… font partie de votre vocabulaire ? Ces insultes sont homophobes même quand elles ne nous sont pas directement adressées. Nous sommes fatiguéEs de les entendre à longueur de journée. Et si nous vous traitions de « sale hétéro », d’ « envaginé »… ??!

Mais les discriminations ce sont aussi celles que nous subissons de la part de l’Etat : les trans sont eux toujours considérés comme des malades mentaux, le droit à l’adoption et au mariage est refusé aux pédés et gouines…

Nous subissons quotidiennement ces violences liées à notre orientation sexuelle ou de genre ; pourtant, nous ne voulons pas être de pauvres victimes : nous avons choisi d’être visibles et fièrEs !! FièrEs d’être des enculéEs, des bi, des trans, des gouines, des tapettes, des trav, des pédés, des fiottes, des camionneuses… !!!

Parce que ces discriminations entraînent des risques plus grands d’être contaminéEs par le VIH, le placard pour beaucoup d’entre nous, l’exclusion, la sursuicidabilité (13 fois plus de tentatives de suicides chez les jeunes LGBT)… Parce que l’homophobie, la biphobie, la lesbophobie, la transphobie tuent.

Rejoignez Etudions Gayment le 17 mai pour des actions sur le campus et le 23 mai pour un parcours de vie sur les LGBTphobies sur la pelouse près du RU au déjeuner

Etudions Gayment
association respectueuse de tous les genres et de toutes les sexualités
Local 208, Bât. G – 01 40 97 59 39 - etudionsgayment@yahoo.fr - http://etudionsgayment.blogspot.com



Afin de compléter ce cycle de lutte contre l'homophobie, le 23 mai, un parcours de vie sur ce thème sera organisé.

C'est un jeu de rôle afin de sensibliser à l'homophobie quotidienne, où les participants sont placés dans une situation de crise au départ du jeu et doivent aller voir différents postes tels que les "parents", les "amis", la "police", les "associations", ... afin de gérer cette crise.
Le participant dispose, au début, d'un certain capital de vie avec des points de vie. Au fur et à mesure, il peut en perdre si son interlocuteur le trouve démoralisé face à l'homophobie. A la fin du jeu, si il n'a plus de points, cela est égal à un suicide.
Après le jeu, un débriefing est organisé pour montrer aux participants l'intensité de l'homophobie et le mal que cela peut faire (éventuellement conduire au suicide).

mercredi 1 mars 2006

Journée des femmes 8 mars 2006



Voici les deux affiches réalisées pour la journée des femmes du 8 mars 2006.

Des tracts seront diffusés sur le campus avec un message spécifique concernant la double discrimination lesbienne/femme et les idées reçues sur les lesbiennes.

Voici le tract :

PAS HETERO ET BIEN DANS MA PEAU !!

Le 8 mars c'est "la journée des femmes", le reste du temps c'est l'année de
l'homme...
Le 8 mars les femmes peuvent manifester, être féministes, revendiquer... Mais le 9 mars, tout doit rentrer dans l'ordre. Cet ordre qui fait de toutes les femmes, "La Femme": fidèle épouse, maternelle génitrice, faible, cuisinière, ménagère, féminine (oui mais pas féministe!), sous-payée... Et hétérosexuelle!!
En 2006, où sont les femmes? Encore trop souvent dans des rôles imposés par une société hétérosexiste.
Mais nous ne voulons pas être cette "Femme": nous sommes des nanas, des filles, des lesbiennes, des bi, des trans, des salopes, des trav, des butch et des bitch... et nous revendiquons nos sexualités et nos identités! Bi et trav, plurisexuels et polygenrés : solidarité!
Nous subissons une double discrimination: en tant que femmes ET en tant que
lesbiennes, bi, trans... Le genre femmes est encore minorisé et stigmatisé dans une société qui se vante d’être libérée et égalitaire. En outre, l’hétérosexualité est le seul modèle de sexualité qui est légitime : les sexualités lesbiennes sont invisibilisées et niées. Nos sexualités dérangent car elles troublent le système politique hétérosexuel. Nous ne voulons pas nous cacher : on est gouines et on s’en bat les couilles !
Pourtant nous ne voulons pas être des victimes: nous nous battons pour faire reconnaître nos identités : nous voulons baiser et aimer qui nous voulons quand nous voulons. Notre sexualité n'est ni un fantasme politique de féministes, ni un fantasme sexuel de mâle hétéro.

Gouines, féministes et fièrEs : grrrrls en colère!

vendredi 24 février 2006

Saint Valentin 2006


Voici l'affiche pour la Saint Valentin qu'étudions gayment et DEGEL ont sortis pour cet occasion.

L'affiche a été placardé à plus de 100 exemplaires sur le campus de Nanterre le jour de la Saint Valentin.




Un kissing a été organisé le 13 février au soir fontaine des innocents.
Au départ le RDV était donné place carré mais des vigiles nous ont gentimment fait comprendre que notre présence n'était pas désirée...




Une fois dehors l'action s'est bien déroulée, même si deux cars de CRS nous faisaient face !


Précisons qu'étudions Gayment n'était pas signataire du tract diffusé ce soir là car son message avait été jugé trop peu militant.

Voici la teneur du tract que nous aurions aimé diffuser en partenariat avec les autres associations :

La Saint Valentin ou l'invisibilisation de tout ce qui n'est pas le couple hétérosexuel

- La Saint Valentin est une fête discriminante : elle célèbre le couple comme le seul modèle possible, la relation amoureuse à deux comme le seul bonheur envisageable. N'est ce pas restrictif ? Que faire des célibataires ? des multipartenaires ? des trouples ? flouples ? des ménages à trois (et plus si affinités...) ? des polylovers ? des onanistes ? des gens qui n'envisagent pas l'maour comme le seul type de relation possible ???

- La Saint Valentin est une fête sexiste et homophobe : elle valorise le modèle binaire homme/femme en oubliant toutes les autres représentations de genre.
Assez de ce bonheur formaté pour le meilleur et pour le pire ! Assez de cette injonction à la fidélité et à la reproduction !

- La Saint Valentin est une fête dangereuse : elle relaie le discours des religions qui présentent l'abstinence ou le couple comme seule protection face au sida et aux IST.

Nous, étudiants et jeunes LGBT, revendiquons le droit d'exister et de nous embrasser sans crainte dans la rue tous les jours.

Nous vous invitons tous à nous rejoindre le lundi 13 février à 19h sur la place carrée du forum des halles pour une action kissing, calining.

vendredi 9 décembre 2005

Bilan de la manifestation de lutte contre le sida

Jeudi 1er décembre 2005 à 19h, un groupe de militant partait de l'université de Nanterre vers Beaubourg pour participer à la lutte contre le sida.
Etudions Gayment était en marche !




Le thème de cette année : SIDA, la régression.



Face à ce constat, l'association Act-up a déclaré le SIDA : Etat d'urgence



Beaucoup d'autres associations étaient au rendez vous :





Et bien d'autres !

Malgré un froid mordant, la manifestation s'est bien passée grâce à tous les militants présents qui scandaient divers slogans : "politique sécuritaire, catastrophe sanitaire" ou alors "les politiques reculent, l'épidémie avance. Chirac, Bla bla bla. Villepin, Bla bla bla..."




Arrivé à Opéra, toutes les associations se sont regroupées sur les marches afin de faire face à la foule.





La manifestation s'est terminée avec deux derniers fumigènes face aux 4 portraits des hommes qu' Act-Up considère comme les acteurs de cette régression.



Merci à tous les membres d'Etudions Gayment qui ont fait le déplacement pour venir manifester malgré des températures hivernales.

N'oublions pas de lutter ensemble !

lundi 14 novembre 2005

Manifestation du 1er décembre pour la lutte contre le SIDA

Tout les ans, la journée du 1er décembre est aussi celle de la journée mondiale contre la SIDA.
A cette occasion, une manifestation est organisée.
Cette année encore, cette manifestation prend tout son sens.

Le SIDA a été déclaré grande cause nationale pour l'année 2005.
- ah bon ?!
- où est le gouvernement ?
- rien n'a été fait par le gouvernement !

A part l'effet d'annonce de cette grande cause, rien n'a été fait par le gouvernement, à part se donner bonne conscience. Pourtant les problèmes sont réels et les contaminations augmentent dans la communauté gay, chez les étrangèrEs, mais aussi chez lzq hétérosexuels dont la moitié des contaminations concernent des femmes.

- la prévention et l'information sont quasi inexistantes auprès de la population générale mais aussi auprès des jeunes. Rien n'est fait par l'éducation nationale mais les papes successifs et les pro-lifes continuent de prôner l'abstinence ou le mariage comme moyen de protection.

- les minorités, déjà vulnérables, sont discriminées (sérophobie, discrimination à l'embauche), voire exclues du fait même du gouvernement (expulsion des étrangèrEs malades en situation irrégulière). Aucune étude épidémiologique n'est faite en ce qui concerne la population transgenre, population des plus touchées par l'épidémie.

- la guerre des brevets bat son plein, l'accès au générique est de plus en plus difficile et l'aide vers les pays du sud est quasi inexistantes

- les seules actions du gouvernement consistent dans la réforme de la sécurité sociale qui constitue "l'impôt sida", la réforme de l'AME et les expulsions qui affaiblissent les populations très touchées et sans ressources.

Nous exigeons plus du gouvernement.
Manifestons ensemble le 1er décembre pour faire pression sur les pouvoirs publics et pous demander des actes et non pas des paroles en l'air.

RDV pré-manif : Université de Paris 10 Nanterre 17h30 en bas de la passerelle

RDV manif : 18h30 Beaubourg